Versants Nord de la Montagne Pelée

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 4. ECOLOGICAL CRITERIA

(Guidelines and Criteria Section B/ Ecological Criteria) Nominated areas must conform to at least one of the eight ecological criteria. Describe how the nominated site satisfies one or more of the following criteria. (Attach in Annex any relevant supporting documents.)

Conservation value:


Vers un suivi des espèces protégées.

La zone contribue à la conservation des habitats de certaines espèces rares et endémiques, et ce, à long terme. Les différentes protections de ce site assure la pérénnité de ces habitats (pas d'interventions sylvicoles possibles). Elle contribue à la conservation des espèces pendant tout ou partie de leur cycle de vie (exemple des plages attrayantes pour la réproduction des tortues marines). Les espèces protégées font l'objet de suivi dans le cadre de plan d'action de la Martinique mais aussi à l'échelle de la Caraïbe (tortues et iguanes par exemple).

Rarity:


La forêt humide de Martinique.

Le massif forestier est l'un des plus sauvages et innacessibles de l'île ce qui lui confère des écosystèmes uniques en Martinique. La zone contient nombre d'espèces rares, endémiques et menacées qu'il convient de protéger le mieux possible. Le massif contribue à la diversité écologique des forêts de la caraïbe orientale et des départements français d'outre-mer mais également à la conservation de la biodiversité à l'échelle mondiale. Cette réserve constitue un réseau représentatif de la diversité des forêts martiniquaises.

Critical habitats:


La zone habrite des espèces classées dans les annexes SPAW. On retrouve les amphibiens (Eleutherodactylus johnstei et eleutherodactylus martinencis), les tortues (Chelonia mydas, eretmochelys imbricata, Dermochelys coriacea), les reptiles (Iguana delicatissima), les oiseaux (Sterna dougallii dougallii, Pelicanus occientalis) et les chiroptères (Ardops nichollsi et Brachyphylla cavernarum) qui trouvent refuge dans les forêts de la montagne Pelée.

Diversity:


Une extraordinaire diversité.

Avec près de 370 espèces d’arbres autochtones et d'une trentaine parfaitement naturalisées, la Montagne Pelée abrite l’une des plus importantes biodiversités des petites Antilles. A cela, il faut rajouter l'abondante flore herbacée et la faune sauvage.

Beaucoup d'espèces trouvent refuge dans cette zone éloignées de toutes pollutions et menaces anthropologiques.

Connectivity/coherence:


La zone contribue à maintenir l'intégrité écologique du versant car elle se trouve dans le prolongement de la réserve biologique intégrale. Le site classé constitue une protection réglementaire de l'impluvium dans sa globalité car il n'y a aucune coupure entre le sommet  de la Montagne Pelée et la mer.

Les plages, sûres et accueillantes pour la reproduction des tortues marines permettent de maintenir les populations de tortues évoluant dans le mer des Caraïbes. Ces plages sont un vrai atout pour la Martinique et la région Caraïbe.

Resilience:


Des restes du passé.

Les restes d'anciennes habitations et d'agriculture témoignent d'un passé où régnait l'activité humaine sur la forêt. Les fromagers ou les samanas, utilisés en ombrière pour la culture des cacaoyers indiquent la trace d'anciens territoires agricoles aujourd'hui noyés dans la forêt. La végétation luxuirante, qui maintenant y fait place démontre la capacité de la forêt à se remettre des perturbations anthropiques en très peu de temps. En effet, les habitations ont fonctionné jusque dans les années 1950 et l'on trouve des habitats forestiers proche du climax.