Parc National de la Guadeloupe

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 4. ECOLOGICAL CRITERIA

(Guidelines and Criteria Section B/ Ecological Criteria) Nominated areas must conform to at least one of the eight ecological criteria. Describe how the nominated site satisfies one or more of the following criteria. (Attach in Annex any relevant supporting documents.)

Representativeness:


La quasi-totalité des écosystèmes de la Caraïbe sont représentés dans les 10 ensembles géographiques du coeur de Parc. Les zones tampons (aire marine adjacente et aire d'adhésion) représentent une part très conséquente de ces habitats à l'échelle de la Guadeloupe.

 

 

Conservation value:


Les coeurs sont des zones de protection très fortes, où prélèvements et dégradations sont interdites. Les perturbations engendrées par le tourisme et les loisirs sont très encadrées et limitées. Ils contribuent à préserver les habitats et donc les espèces inféodées. L'aire optimale d'adhésion et l'aire maritime adjacente permettent la prise en compte des solidarités écologiques, et rendent ainsi possible une gestion cohérente du territoire en renforcant la protection des coeurs. (Cf. Carte 8)

Rarity:


La flore vasculaire indigène compte environ 1800 espèces dont près de 500 (soit plus de 25%) sont endémiques des Antilles (CBAF, comm. pers. 2008) et 34 (soit 2%) sont endémiques de la Guadeloupe.

14 espèces de chiroptères sont indigènes dont 6 sont endémiques des Petites Antilles. Parmi les 70 espèces d’oiseaux nicheurs, le pic de la Guadeloupe (Melanerpes herminieri), le seul pic sédentaire des Petites Antilles, est endémique. 21 espèces de reptiles sont indigènes dont 17 sont endémiques des Petites Antilles.

Mangroves et forêts marécageuses de la Baie du Grand Cul-de-sac représentent le plus bel ensemble de ce type d'habitat dans les Petites Antilles.

 

 

Naturalness:


Certains sites en coeur de Parc ont fait l'objet d'une étude de faisabilité de mise en réserve intégrale. Au vu des caractéristiques de naturalité nécessaires à l’établissement d’une réserve intégrale deux sites sont aujourd'hui candidat : la vallée de la rivière de Vieux-Habitants,  en côte sous-le-vent et la vallée de la rivière de Capesterre, en côte au vent.
Pour le haut des vallées de Vieux Habitants et de Capesterre, c’est à la fois une originalité biogéographique qui est déterminante dans la création d’une réserve intégrale (différentiel Côte au vent et Côte sous-le-vent), mais également par le caractère original des écosystèmes de l'espace forestier de la Basse-Terre, désignés comme forêt «primaire » ou « climacique », en partie « forteresse naturelle » difficilement accessible du fait de son relief, de son climat et de sa végétation stratifiée qui présente une grande hétérogénéité spatiale. (Cf. Carte 9)

Critical habitats:


Il existe dans le Parc National de la Guadeloupe des espèces rares classées sur la liste rouge mondiale de l'IUCN comme menacées ou en voie de disparition à l'échelle mondiale.

Diversity:


La Guadeloupe héberge une grande diversité d’écosystèmes. Près de 32 unités de végétation
naturelle peuvent être rencontrées d’un bout à l’autre de l’île, sur des distances 50 à 100 fois plus petites que sur le continent américain. La flore vasculaire indigène compte environ 1800 espèces. (Cf. Carte 5)

La faune terrestre, à l'exception des reptiles, par opposition à la flore est relativement pauvre en diversité. Par exemple, les seuls mammifères indigènes sont les chauve-souris.

Connectivity/coherence:


Le Parc National de la Guadeloupe représentant la quasi totalité du territoire guadeloupéen, avec l'inclusion de l'aire optimale d'adhésion et l'aire maritime adjacente assure une grande connectivité au sein-même du territoire et permet une gestion cohérente de l'ensemble. Mais cette connectivité va bien au-delà du seul territoire guadeloupéen, et s'étend dans toutes la région Caraïbes et même au-delà, notamment par les flux de nombreuses espèces migratrices venant se reproduire ou se nourrir sur le territoire guadeloupéens, comme les nombreux oiseaux migrateurs marins, cétacés et tortues marines. (Cf. Carte 8)

Resilience:


Mangroves et forêts marécageuses sont naturellement résilientes aux risques naturels (houles cycloniques, élévation du niveau de la mer) et permettent la protection des formations d'herbiers et de récifs face au transfert de sédiments et de polluants. Le manteau forestier largement présent sur la Basse-Terre contribue à la protection des sols, la régulation hydrologique et permet aussi la préservation des espèces face au changement climatique.