Parc National de la Guadeloupe

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 3. SITE DESCRIPTION

d - Human population and current activities

Inhabitants inside the area or in the zone of potential direct impact on the protected area:


Inside the area In the zone of potential direct impact
Permanent Seasonal Permanent Seasonal
Inhabitants 225000 443000 not given not given

Comments about the previous table:


Sur le territoire des 21 communes de l'aire optimale d'adhésion du parc national, la population résidente peut être estimée à 225 000 habitants, un chiffre bien supérieur à tout autre parc national français (avant la création à venir du parc national des Calanques) qui confirme le caractère péri-urbain de plusieurs des cœurs. En revanche, les cœurs sont inhabités.

Description of population, current human uses and development:


Une population jeune pour un taux de chômage élevé        La Guadeloupe est, après la Réunion, le département d'outre-mer le plus peuplé, avec 401 730 habitants estimés par l'INSEE au 1er janvier 2011. Son rythme de croissance s'établit à 0,3 % par an, un taux relativement faible par rapport à la métropole (0,7 %). La natalité reste soutenue (13,3 naissances pour 1 000 habitants en 2010) mais en baisse depuis plusieurs années. Le solde migratoire apparent est déficitaire. Les moins de 20 ans représentent 29,5 % de cette population, bien qu'une tendance au vieillissement soit amorcée. L'emploi est une préoccupation majeure du territoire : le taux de chômage en Guadeloupe était de 22,6 % en juin 2011 et en baisse de 1,6 point sur un an. Le secteur tertiaire regroupe 84 % de la population salariée. (Cf. Carte

L'organisation du territoire Comme d'autres départements ultramarins insulaires, la Guadeloupe se caractérise par un territoire exigu ainsi que par des reliefs importants, d'où une surface réduite pour une population importante et en croissance. La pression foncière est très importante. Elle est à l'origine d'un mitage urbain sur l'ensemble du territoire, en dépit du code de l'urbanisme et de la loi littoral. Les transports dans l'aire optimale d'adhésion du parc national se heurtent à plusieurs difficultés que sont l'hyperconcentration des activités autour du centre urbain et de la zone commerciale de Jarry (Baie-Mahault), l'insuffisance des transports en commun avec l'écrasante domination de la voiture individuelle.

Les principales activités économiques

Un tourisme en reconquête ? La Guadeloupe bénéficie, comme les autres îles de la Caraïbe, de conditions naturelles particulièrement favorables au tourisme : climat, milieux naturels, plages... Le secteur du tourisme actuel repose pour une grande part sur des infrastructures datant des années 1980 et reste très centré sur les visiteurs de métropole (9 touristes sur 10). Il est cependant en perte de vitesse : le nombre de touristes est passé d'un million à 500 000 en 10 ans. La destination pâtit d'une image encore trop négative et de la concurrence d'autres destinations telles que la République Dominicaine ou Cuba. Depuis, avec les évènements du printemps arabe, on assiste à un retour progressif à la normale. Ainsi, le trafic aérien a connu une hausse de 6,27 % en 2011 (avec une hausse de 13 % du trafic en provenance d'Amérique du Nord). Enfin, un sondage d'août 2011 montre que la Guadeloupe est la 17ème destination préférée des Français.

La pêche, activité artisanale majeure des espaces marins La pêche en mer en Guadeloupe concerne 1 677 marins-pêcheurs et 878 navires qui disposent d’une « Zone Économique Exclusive » de 70 000 km² pour exercer leur activité. À ce nombre, il convient d’ajouter environ 1 000 pêcheur-plaisanciers réguliers -autrement appelés « pêcheurs informels »- ainsi qu’un potentiel de 8 000 pêcheurs récréatifs ou occasionnels. C’est dire l’importance sociale que représente cette activité génératrice d’un nombre d'emplois non-négligeable et qui produit par ailleurs entre 50 et 80 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.

Une agriculture dominée par les cultures d’exportation et soumise à une forte pression urbaine En 2010 la Guadeloupe comptabilisait 7 852 exploitations pour une surface agricole utile de 31 768 ha, soit 19 % de la superficie du territoire. L'activité est dominée par la canne à sucre (14 173 ha), l'élevage (30 000 ha de prairies permanentes) et la banane (2 453 ha). Aux côtés d’une agriculture mécanisée tournée vers l’exportation et utilisatrice des produits de l’industrie pétrochimique (engrais, produits phyto-sanitaires, plastiques agricoles) subsiste également une riche diversité de produits maraîchers, fruitiers et animaux de qualité, alimentant les marchés locaux et qui constituent toute la "typicité" de la Guadeloupe.

Des activités sylvicoles limitées Les espaces forestiers publics et privés représentent environ 70 700 ha du territoire de la Guadeloupe, soit 43%. L'office national des forêts gère 36 900 ha de forêts publiques. La forêt privée est estimée à 33 800 ha, soit 48% des espaces boisés. Elle est très peu connue et peu valorisée à ce jour. Les propriétaires forestiers restent d'ailleurs très peu organisés à ce jour.

(Cf. carte 07)

Activities Current human uses Possible development Description / comments, if any
Tourism significant increase Le territoire dispose d'un potentiel important de développement du tourisme vert et de nature, mis en avant comme une orientation du Schéma de Développement et d'Aménagement Touristique (SDAT). La qualité environnementale des sites (avec notamment la problématique des déchets) et la mise en valeur de ce type de produit restent cependant à améliorer pour permettre ce développement. La valorisation de l'existence d'un parc national et de ses labels (Réserve de Biosphère, RAMSAR...) dans la promotion de la destination Guadeloupe est encore très limitée. Plusieurs sites des cœurs du parc national sont très fréquentés par les vacanciers, mais également par la population locale. Ainsi en 2010, le nombre de visites sur les sentiers du cœur de parc national est estimée à 443 000 visiteurs, dont près de 200 000 sur le seul site emblématique de la Cascade aux Écrevisses. Parmi les activités pratiquées, la randonnée figure en tête grâce à un réseau de sentiers (appelés « traces ») parcourant tout le massif forestier de la Basse-Terre. En mer, les îlets Pigeon sont le lieu de 50 000 à 100 000 plongées par an. Cette fréquentation fait des cœurs de parc des éléments clés de l'économie touristique, mais est également source d'impacts sur les milieux. En aire d'adhésion et en aire maritime adjacente se retrouvent également plusieurs sites clés tels que l'îlet Caret ou encore la Pointe de la Grande Vigie. Un des objectifs du SDAT est de favoriser l'émergence de nouveaux sites pour mieux répartir la fréquentation touristique sur le territoire, notamment dans les communes de l'aire d'adhésion.
Fishing significant decrease Dans leur ensemble, les ressources halieutiques et tout particulièrement dans la petite bande côtière, présentent des signes d’épuisement tant au niveau des espèces d’intérêt commercial (raréfaction, réduction des tailles, contamination par des polluants, dégradation des habitats, etc...) qu’au niveau des autres organismes marins (coraux, éponges, animaux marins, biodiversité en général). L'élevage en mer est actuellement très limité mais offre un potentiel de développement intéressant, notamment sur des espèces locales. Depuis le 3 juin 2009, le Parc national de Guadeloupe comprend une aire maritime adjacente de 1 308 km², ce qui représente 5 % du territoire de pêche de la Guadeloupe, mais 25 % des eaux territoriales. On peut estimer à 500 le nombre de pêcheurs professionnels et plaisanciers exerçant régulièrement au sein de cette aire maritime plus de 350 jours par an. La chasse sous-marine est un sport développé dont le prélèvement sur la bande côtière n'est pas négligeable. L'activité est donc un élément clé de l'aire maritime adjacente. Elle crée cependant une pression importante sur la ressource halieutique.
Agriculture significant decrease Plus de la moitié de l’espace agricole de la Guadeloupe est située dans l’aire optimale d’adhésion du parc national : c’est dire l’importante contribution de l’agriculture à l’identité du parc (paysage, cadre de vie, approvisionnement des marchés) mais également l’importance de l’impact sur l’environnement de certains de ses excès (pollution des eaux, contamination des sols et des denrées alimentaires, défrichements, assèchement de zones humides, création de voiries etc...). En cœur, l'activité est limitée à la zone de la Grande Rivière de Vieux-Habitants avec arboriculture fruitière, cultures patrimoniales (vanille, café, cacao), maraichage et élevage bovin extensif. La production locale ne couvre que 20 % des besoins agro-alimentaires de l’archipel, ce qui ouvre la voie à un important développement agricole endogène. L'activité agricole est cependant en nette restructuration : en 30 ans le nombre d'exploitations a été divisé par 2. Avec un âge moyen de 51 ans, la population agricole est assez âgée. La production en label « agriculture biologique » est très déficitaire sur le marché local : elle offre un bon potentiel à développer. L’agriculture présente la caractéristique de renfermer près de 20 000 ha en friches ou insuffisamment cultivés et de céder près de 1 000 ha par an à l’urbanisation et au développement des infrastructures. Aussi, parmi les enjeux auxquels doit faire face le secteur, la disponibilité en foncier figure en tête, notamment pour l'installation de jeunes agriculteurs. C'est pourquoi le Schéma d'aménagement régional incite les communes à définir des zones agricoles protégées sur leur territoire.
Industry limited decrease Sucreries et distilleries.
Forestry limited stable L'exploitation de cette ressource forestière est très limitée et essentiellement artisanale. Il existe un potentiel de production de bois d'œuvre de qualité, mais qui nécessite le développement d'une filière bois aujourd'hui inexistante, lourdement handicapée par l'absence de maillons importants (scierie, entreprise d'exploitation...). De même, les pistes d'utilisation de la ressource forestière comme substitut potentiel aux combustibles fossiles dans la production d'énergie restent encore, très largement, à explorer.
Others not specified not specified

e - Other relevant features