Réserve Naturelle Nationale de Saint-Martin

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 4. ECOLOGICAL CRITERIA

(Guidelines and Criteria Section B/ Ecological Criteria) Nominated areas must conform to at least one of the eight ecological criteria. Describe how the nominated site satisfies one or more of the following criteria. (Attach in Annex any relevant supporting documents.)

Representativeness:


 

La réserve naturelle nationale de Saint-Martin tient sa spécificité de la présence de trois écosystèmes: lacustre, marin et terrestre.

La réserve présente quatre unités écologiques : mangrove, coraux, herbiers de phanérogames et végétations xérophytiques. La mangrove, les récifs coralliens et les herbiers sont des écosystèmes particulièrement représentatifs de la région. 

La mangrove est une formation végétale des zones tropicales et intertropicales.Bien que cet écosystème soit propice à l'installation de l'avifaune et de nombreux organismes ; il reste menacé par l'urbanisation côtière (ports, marinas, hôtels, zones industrielles, aéroports, décharges d’ordure).

Les coraux  

Le développement des coraux est conditionné par de nombreux facteurs : lumière, température (entre 25°C et 29°C), transparence, hydrodynamisme, salinité, autre, limitant leur répartition aux zones tropicales. C'est donc un écosystème très sensible aux perturbations. Les récifs coralliens présentent une biodiversité remarquable à protéger ; la faune qui leur est rattachée est elle-même représentative de la faune des Antilles, comme par exemple les herbiers qui abritent le célèbre coquillage antillais: le lambi.

Les herbiers

Les herbiers peuvent être observés sous différentes latitudes, mais les espèces présentent à St-martin: T. testudinum et s. filiforme, sont inféodées aux caraïbes et sont donc représentatives de ce milieu. 

La flore xérophytique

La flore de St-Martin a su d'adapter aux conditions difficiles du milieu (sec, halin, venteux et aride). Les principales espèces caractéristiques sont celles appartenant aux cactacées. On en dénombre 4 espèces principales: Mammillaria nivosa, Opuntia triacantha, Melocactus intortus et Cephalocerus nobilis, que l'on retrouve dans les Antilles sèches. Ces espèces sont en danger, certaines ont même failli disparaitre, mais elles sont maintenant protégées par la convention de Washington.



Conservation value:


La réserve participe au suivi de ponte de tortues qui sont sur la liste rouge de l'IUCN  en tant que "critically endangered".

Elle participe également à un suivi sur les mammifères marins dont la baleine à bosses qui passe dans la réserve pour se reproduire.

Elle participe aussi au suivi de l'état de santé des communautés coralliennes qui sont des réservoirs de biodiversité, mais joue également un rôle de protection contre les phénomènes tempétueux.

L'avifaune migratrice aime à se retrouver aux abords des étangs, c'est pourquoi la réserve participe également à un suivi sur la qualité des étangs, ainsi qu'à leur sauvegarde.

Les mangroves, coraux et herbiers de phanérogames sont des écosystèmes représentatifs du milieu tropical et inter-tropical ayant des services écosystémiques important à sauvegarder (protection contre les cyclones, valeurs dépuratif,..).

Naturalness:


L’isolement de l’île et son aridité font que Saint-Martin ne peut accueillir ni cultures agricoles d’envergure ni de grosses unités industrielles. Jusqu’au début des années 1980, l’île est restée isolée, vivant de ses propres ressources (pêche, agriculture vivrière).

L'expansion du tourisme a ensuite modifié l'économie et les paysages de l'île. Cependant la zone délimitée par la réserve ne comprends aucune activité industrielle ni logement. Elle est principalement marine et les activitées sur cette zone sont désormais limitées et controllées depuis maintenant 14 ans.

 

Critical habitats:


La réserve regroupe huits espèces de plantes figurant sur les listes des annexe II et III du protocole de SPAW, de plus trois espèces sont protégées régionalement de par leur inscription sur la liste des espèces végétales à protéger de la région de Guadeloupe.

Enfin, la réserve comptabilise 19 espèces animales figurants sur les annexes I et III du protocole SPAW et quatre sont inscrites sur les listes rouge de l'IUCN en tant que "critically endangered" et quatre autre en tant que "vulnérable".

Diversity:


La réserve possède une diversité de milieu: terrestre, marin et lacustre; la faune qui leurs est rattachée donc est riche. Il faut également rajouter toute la richesse de la faune inféodés aux étangs. Le rapport de 2011 sur l'étude global des étangs de St-Martin témoigne de l'importance de l'avifaune, G.Leblond dénombre 86 espèces ( voir tableau n°36 de synthèse de la richesse spécifique des parties marines et terrestre de la réserve dans le plan de gestion).

Récemment l'inventaire des fonds marin de la réserve, réalisé par  l'équipe de l'OMMM (2012), révèle plus de 800 espèces regroupant ders échinodermes, crustacé et holoturies. On dénombre ainsi 1000 crevettes, 45 mollusques sur une totalité de 2000 à 3000 échantillons qui peupleront le muséee d'histoire naturel des Etats-Unis. 

 

 

Connectivity/coherence:


Le réserve accueille dans son périmètre, différentes espèces qui ne sont présentes qu' à un moment précis de leur cycle de vie. Ainsi la réserve accueille une avifaune migratrice saisonnière, les mammifères marins visibles principalement au printemps et des tortues marines. Les communautés coralliennes abritées par la réserve sont également sujets à être observées autour d'autres îles des Antilles. Sous forme de gamètes et de larves, les espèces coralliennes participent également à des migrations et peuvent ainsi coloniser des zones éloignées de la réserve (coraux, lambis). 

Ainsi, de nombreuses espèces visibles à St-Martin ont une aire de répartition étendue à plusieurs îles des Antilles. Il existe donc une connectivité écologique entre ces différentes îles. De plus, l'île de Saint-Martin est la partie centrale du plus grand plateau marin de l'archipel des petites Antilles. Ce plateau regroupe plusieurs îles dont Saint-Barthélemy et Anguilla, ainsi que d'autre îlots. Il existe donc une coherence écologique entre ces îles et îlots. Enfin, la réserve naturelle de Saint-Martin s’insère dans un ensemble d'au moins 4 aires marines protégées des Antilles. Ces 4 AMP couvrent une superficie marine totale de 7 000 ha environ, soit 0,1 de la Zone Economique Exclusive (ZEE) rattachée à la Guadeloupe.

Resilience:


Protéger les coraux et les herbiers, permet d'augmenter le nombres de larves issues des différents polypes et des lambis. Ce sont des espèces qui libèrent un grand nombre de gamètes qui peuvent être transportés par le courant et participer ainsi à l'ensemencement de différents sites. Ainsi, la protection d'une partie des communautés coralliennes permet la sauvegarde de ces espèces à l'échelle des Antilles. Le site protégé sera en mesure d'apporter des larves qui pourront recoloniser un endroit détruit ou endomager. Protéger ces espèces sur une aire même restreinte assure la pérenité de ces populations sur une zone beaucoup plus large. A St-Martin cette mission est d'autant plus importante au vu de la régression générale du couvert corallien aux Antilles. La protection est la gestion de ces communautés à St-Martin est donc indispensable pour la pérénité des coraux et espèces attenantes dans les Antilles.