Réserve Naturelle Ile du Grand Connetable

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 3. SITE DESCRIPTION

d - Human population and current activities

Inhabitants inside the area or in the zone of potential direct impact on the protected area:


Inside the area In the zone of potential direct impact
Permanent Seasonal Permanent Seasonal
Inhabitants not given not given not given not given

Comments about the previous table:


Pas de population résidente à l'intérieur de la réserve ou à l'intérieur de l'aire d'impact direct potentiel sur la zone protégée.

Description of population, current human uses and development:


Pêche : La pêche est interdite sur le périmètre marin de la réserve. Cependant, des autorisations peuvent être délivrées par le Préfet dans un périmètre d’un mille nautique audelà des deux îles. Le chalutage reste interdit sur toute la réserve. De ce fait quelques pirogues et fileyeurs peuvent exercer leur activité dans les limites de la réserve. Cependant la zone interdite à la pêche est convoitée par les pêcheurs pour ses Mérous géants. On observe également régulièrement des bateaux de pêche ou de plaisance qui transitent dans la réserve ou qui mouillent aux alentours de l’île.
Tourisme : en 2010, un opérateur a intégré l’île du Grand Connétable dans son circuit touristique afin d’observer les oiseaux autour de l’île (puisque l’accostage est interdit). Son activité est soumise à autorisation préfectorale ainsi qu’au consentement du comité de
gestion de la réserve.

Activities Current human uses Possible development Description / comments, if any
Tourism limited stable Tourisme contrôlé (convention entre les prestataires et la réserve). Un prestataire a emmené 465 personnes en 2009. Activité saisonnière : uniquement lorsque l'état de la mer le permet (d'avril à novembre). Regain d'activité lors des vacances scolaires.
Fishing absent stable Pêche récréative interdite dans la zone. Pêche commerciale artisanale : 33 navires de pêche recensés sur le port le plus proche de la réserve. Ces bateaux sont de petites structures (canots créoles) et pêchent dans les eaux littorales autour de la réserve. Pas de caractère saisonnier.
Agriculture absent unknown
Industry absent unknown
Forestry absent unknown
Others absent unknown

e - Other relevant features

Educational feature:


La réserve présente une image de rocher perdu au milieu de l'océan, peuplé d'espèces d'oiseaux que l'on ne croise que rarement sur le reste du littoral. L’île attire souvent la curiosité par son côté mystérieux car elle est connue pour être un paradis pour les oiseaux. Présentant un faciès atypique par rapport aux milieux naturels guyanais, la réserve a une valeur touristique potentielle non négligeable. De plus, la nidification des oiseaux marins revêt un intérêt pédagogique certain pour les scolaires.

Scientific feature:


Au regard des effectifs importants d'oiseaux marins nicheurs, la réserve a donc une responsabilité internationale vis-à-vis de ces espèces. Les enjeux liés à la conservation sont la préservation d’effectifs stables et l’étude de ces populations souvent peu connues. L’équipe de la réserve contribue à maintenir des conditions de reproduction optimales sur l’île en aménageant les zones de ponte. La faible superficie et le nombre important d’individus arrivant chaque année impliquent des relations interspécifiques importantes (compétition pour l’espace, prédation entre espèces,...) qu’il est nécessaire de surveiller. Préservée de toute perturbation anthropique, l’île est également un formidable site d’étude et l’équipe de la réserve, en effectuant un suivi de paramètres sur du long terme, travaille en partenariat avec des équipes de chercheurs spécialisés qui se rendent sur l’île pour des études ponctuelles. Le milieu marin n’a jusqu’alors pas fait l’objet d’études approfondies. Cependant, au regard de son faciès particulier par rapport au reste du littoral guyanais, la zone du Connétable mérite une attention particulière en raison des espèces qu’elle est susceptible d’accueillir. Située en sortie d’estuaire le long d’une vaste zone de mangrove, les îlots du Connétable sont une des rares zones rocheuses du littoral. Les eaux accueillent des espèces remarquables telles que les mérous géants (Epinephelus itajara). Cette espèce, abondamment exploitée sur le reste de la côte, est interdite à la pêche sur la réserve. D’une manière générale, toute la diversité sous-marine des littoraux rocheux mérite également d’être décrite et devraient faire l’objet d’inventaires.

Historical feature:


L’exploitation minière passée et ses vestiges font également partie d’un patrimoine historique à valoriser. L'île du Grand Connétable, située au large de l'estuaire de l'Approuague, a été le siège d'une intense activité minière entre les années 1882 et 1913 pour l'exploitation des phosphates minéraux. La possibilité d'utiliser les phosphates minéraux comme engrais pour l'agriculture a été découverte seulement au début des années 1850 par un géologue anglais et l'on utilisait jusqu'alors comme engrais toutes sortes de matières issues du vivant, notamment des ossements d'animaux. C'est dans ce contexte d'une dynamique minière nouvelle dans la Caraïbe que les phosphates alumineux de l'île du Connétable seront alors exploités par une série de sociétés américaines et les produits exportés vers l'Europe (France, Angleterre) et les USA. Le site du Grand Connétable apparaît tout à fait représentatif des exploitations de phosphates antillais et représente, avec celui de la Grotte du Puits des Terres Basses à Saint Martin (Guadeloupe), un des seuls gisements importants situés sur le territoire français et le seul situé en contexte strictement insulaire. L'île a été profondément remaniée par les 30 années d'exploitation minière et les traces d'occupation s'y trouvent très développées et ainsi la quasi-totalité de sa morphologie actuelle résulte d'une structuration anthropique liée à l'activité minière.

Archaeological feature:


Outre les ruines des bâtiments témoignant de cette activité, de nombreux murs de soutènement sont encore en place. Quelques ruines sont encore en relativement bon état, tel le four situé sur la grande plate-forme. De plus, un bassin de collecte des eaux de pluies est encore debout et pourrait être remis en état afin de procurer de l’eau potable aux visiteurs de la réserve sur de longues périodes. Certaines traces de cette activité sont donc encore bien visibles et il n’est pas rare de tomber sur une tête de pioche ou des déchets (bouteilles de verre) abandonnés depuis pratiquement un siècle. Du phare qui fut construit par la société en contrepartie du droit d’exploitation, il ne reste plus que le socle en fonte. D’autres vestiges historiques sont présents sur la réserve, mais non visibles. En effet quelques épaves reposent vraisemblablement auprès de l’île. En 1765, une lettre du Gouverneur Fiedmond du 24 avril indique le naufrage d’un négrier de Rotterdam. Le 18 juin 1876, le «Chelsea » de Londres y fit également naufrage.