Réserve Naturelle de Petite Terre

Note: The data were entered in the language of the country of origin (English, French or Spanish) and there is no translation available yet.

Chapter 4. ECOLOGICAL CRITERIA

(Guidelines and Criteria Section B/ Ecological Criteria) Nominated areas must conform to at least one of the eight ecological criteria. Describe how the nominated site satisfies one or more of the following criteria. (Attach in Annex any relevant supporting documents.)

Representativeness:


Petite Terre présente trois types d’écosystèmes typiques des milieux tropicaux : les récifs coralliens, les herbiers de phanérogames marines (herbiers à Thalassia, Syringodium et Halodule) et les salines. Elle comprend aussi des populations d’espèces protégées et menacées dans la caraïbe comme les tortues marines, les cétacés, les requins, certaines espèces de coraux, l’iguane des Petites Antilles et certaines espèces d’oiseaux marins et limicoles. Concernant la flore, la réserve possède une espèce (le gaïac) qui se fait de plus en plus rare dans les Petites Antilles et dont l’absence de régénération dans la réserve est un problème.

Conservation value:


La réserve permet de préserver certains stocks d’espèces sur-pêchées en dehors de la réserve comme les lambis, les langoustes et certaines espèces de poissons. Les herbiers de phanérogames sont la nourriture des tortues vertes et on y retrouve des populations de lambis et de nombreux juvéniles de poissons. Les salines sont des lieux de nourriture de nombreuses espèces de limicoles. Les plages sont le lieu de ponte des tortues marines mais aussi d’espèces d’oiseaux marins. Les récifs coralliens sont des écosystèmes très complexes qui permettent le fonctionnement de tout un réseau trophique. Tous les habitats de Petite Terre sont à préserver car ils permettent le maintien et le bon fonctionnement  de nombreuses communautés écologiques.

Rarity:


La réserve contient plusieurs espèces rares à forte valeur patrimoniale.

Une des espèces symboliques de Petite Terre est l’iguane des Petite Antilles (Iguana delicatissima) où ont été comptabilisés 10 000 individus. L'autre reptile emblématique y est le scinque (Mabuya desiradea). 

Le gaïac (Guaiacum officinale) est aussi une espèce rare que l’on retrouve seulement dans les îles du Nord (St Barthélémy et St Martin), la Désirade et Petite Terre.

De par sa situation géographique, Petite Terre le lieu d’observation d’oiseaux migrateurs mais aussi de cétacés (Tursiops truncatus, Steno bredanensis, Megaptera novaeanglia). Le lagon compte des espèces de raies (léopard et pastenague), de requins (citron et dormeur), de mollusques (lambis et burgos) qui représentent la richesse du milieu marin.  On peut aussi noter des tortues marines (Chelonia mydas, Eretmochelys imbricata et  Dermochelys coriacea) dont un plan de restauration a été mis en place par l'ONCFS.

 

 

Naturalness:


Il est estimé que 5% de la surface totale de Petite Terre  est soumise à une forte pression anthropique, le lagon étant l’habitat le plus perturbé. Le reste de Petite Terre est relativement bien conservé grâce à la végétation qui rend les accès difficiles, l’interdiction au public de se rendre à Terre de Haut et la surveillance des gardes. Un sentier pédestre de découverte permet de canaliser la fréquentation autour du phare.

Critical habitats:


Le lagon qui contient  des espèces patrimoniales subit des dégradations physiques (casse de coraux, piétinement des herbiers, ancrage) et chimiques (pollution organique, rejet d’ordures) qui dégradent les écosystèmes marins.

Diversity:


L’importance écologique de ses habitats et la richesse de sa biodiversité font de Petite Terre un site à préserver et un enjeu crucial pour la Guadeloupe. Petite Terre compte environ 362 espèces avec des données manquantes pour les insectes, les crustacés et les mollusques.

 

Ecosystèmes

Règne ou embranchement

Richesse spécifique

 

 

Terrestre

Flore terrestre (Angiospermes)

53

Insectes

Pas de données

Reptiles

4

Oiseaux terrestres

153

Mammifères

2

 

 

 

 

 

Marin

Algues

36

Phanérogames

3

Spongiaires

10

Cnidaires

28

Annélides

1

Mollusques

4

Echinodermes

2

Poissons

68

Oiseaux marins

17

Reptiles

3

Mammifères

3

Crustacées

2

Total

 

361

Connectivity/coherence:


Les herbiers contribuent à la stabilisation des sédiments et à l’oxygénation de l’eau, facteurs favorisant l’implantation et le développement corallien. Il a été mis en évidence que dans chacun des trois écosystèmes (herbiers, récifs coralliens et salines), les déplacements d’espèces caractéristiques débordent fréquemment sur les habitats adjacents.

Les constructions coralliennes permettent une certaine protection des baies contre la houle et les courants, ce qui favorise l’implantation d’herbiers. Les récifs coralliens constituent également des zones de reproduction, de nurseries, et d’abris pour une faune vagile variée.

 

Les zones de sable constituent des aires peuplées d’espèces fouisseuses ou endogées et sont des aires d’alimentation pour de nombreuses espèces récifales.

 

Les salines constituent le lieu d’hivernage de nombreuses espèces de limicoles.

 

La préservation conjointe de ces écosystèmes complémentaires paraît indispensable pour le maintien de l’équilibre dynamique fonctionnel de l’ensemble maritime côtier.